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31/05/2011

café diem !

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" Une vie d'homme coule rarement de la source à l'estuaire sans rencontrer une fois l'Occasion. L'Occasion se présente souvent, elle profite quelquefois. Il en est qui, voyant s'approcher cette femme dont les cheveux masquent le visage, oublient de saisir l'unique mèche qu'elle a derrière la tête, et manquent l'Occasion. Il en est d'autres, plus aguerris, qui savent s'en rendre maîtres : l'Occasion les comble de ses dons. " ( Olivier Bleys- Pastel )  

Le temps me nargue... bac, brevet des collèges, copies, formations. Mes accus sont un peu déchargés et je roule sur la jante. Juste quelques jours pour que je bricole des émotions, des sensations et je vous reviendrai  : )

12/05/2011

des perles et des talons hauts

Je l'avoue, j'éprouve une honte cuisante par rapport à cette quasi-désertion virtuelle, mais le fait est que, à part le travail, je mène dernièrement une vie plutôt végétative. Le temps fait la gueule, nous inflige des températures insupportablement basses et je me suis engourdie dans la torpeur, dans les films sous la couette, les lectures et...la cuisine !

Alors je prends le calice et je m'empresse de vous donner quelques nouvelles, avant que les commentaires de harfang ne deviennent comminatoires. Au risque que la note fourmille de fadaises. Cette heureuse inspiration qui, heureusement, vous tourmente toujours, me faut défaut pour l'instant.

Quoi de neuf, donc ?

Une ancienne élève, étudiante en droit en Suisse, m'a gentiment offert son cours de "Stylistique". Le cadeau envénimé ! On le feuillette et on bloque. Car il incite à utiliser un langage élégant, châtié, qui soit lumineux pour l'esprit et caressant pour l'oreille. Finis les termes "incolores et vagues" tels être, avoir, faire, dire, mettre, pouvoir, vouloir, chose, hommes, gens, ceci, cela...Finie l'insouciance de l'écriture ! Paufiner, paufiner, au risque de supprimer le bon grain et laisser l'ivraie, de remplacer une banalité par un poncif, ajouter des mots là où il faudrait en retrancher. Les phrases s'embrouillent, se surchargent, et moi, malheureuse, pour prix de mes sueurs, ne réussis qu'à empirer mes élucubrations.

Je comprends mieux à présent le regard ahuri des élèves sur les annotations semées en marge des copies par certains profs : lourd, plat, commun, impropre. Qu'est-ce à dire ? Quels mots déposer dans un alambic torve afin de distiller une phrase reconstruite de toutes pièces ? Mystère...

Le problème avec les bouquins et les films est qu'ils donnent la fringale. Et me font remonter aux lectures de l'enfance, parsemés de pots de confitures et de sorbets, de festins exotiques, de baklavas aux amandes et de "cataïfs" à la pistache... Le pain, fromage, olives d'Alexis Zorba ou bien les tartines de pain grillé dégoulinant de miel dans "Les grandes espérances".

Et les films donc ? Qui peut résister à l'appel des sens devant l'assiette de spaghettis de Julia Roberts dans "Eat, pray, love ? " Même ma  fille qui n'est pas gourmande m'a avoué avoir commandé pendant deux semaines des raviolis faits main après le visionnement.

Et les cailles en sarcophage ?

 Le verre de ice tea offert par M.Streep à Clint Eastwood égaré par chez elle, verre dans lequel on entend déjà sonner le tintamarre du désir ?

Le strudel du colonel Landa dans "Inglorious Basterds" qui le dévore après l'avoir généreusement enduit de crème chantilly devant mex yeux brillant de convoitise comme des escarboucles. 

La potée au chou dans les "Valseuses" (je crois), m'a donné le tournis. Et puis le pain. Cet énorme pain que je serais capable de manger toute seule et qui doit sentir bon la campagne et la main durcie de celui qui l'a pétri...

( si vous avez envie d'en préparer, faites, comme d'habitude, un tour chez tifenn :

http://senourrir.wordpress.com/2011/05/10/le-pain-quotidien/ )

 Vous imaginez ? Une tranche de ce pain grillé qui servira à préparer des "bruschetta with heirloom tomatoes" comme dans "Julie and Julia" ? Avec les deux, j'ai commencé à frétiller à l'idée de faire la cuisine avec plus de dévouement.

Seulement voilà.  Je possède les couteaux, des escarpins à talons vertigineux aussi, mais il me manque le collier de perles, ingrédient essentiel, il paraît, pour préparer le " canard farci enrobé de pâte" (dans une traduction approximative).

Pensez-vous que mon collier en perles de culture gris anthracite puisse agir sur la réussite du plat ?

Sinon, il devrait patienter jusqu'à ce qu'un Mécène me pare de cet accessoire incontournable. Tant pis, de toute façon les épaules ne sont pas prêts non plus à se découvrir histoire de me conférer une allure aboutie...

 

 

 

18/04/2011

vacances !

Quelques jours loin de l'écran... à bientôt !

 

04:54 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : dire straits

12/04/2011

logique féminine ?

 

  " -  Pourquoi tu me regardes comme ça ?

- Je pensais que c'était le moment proprice pour que tu me donnes mon cadeau.

- Mais...je ne t'ai rien acheté. Ne m'as-tu pas dit que tu ne voulais rien ?... Tu pleures ? Au fait, tu voulais un cadeau, c'est ça ?

- Je t'avais dit de ne rien m'acheter, pour que tu m'achetes quelque chose de fabuleux, d'extraordinaire, vu que je suis la petite amie qui ne veut pas de cadeaux. "

: )

 

Et dire qu'il y a quelques mois je me gaussais de la pensée sinueuse de  Beigbéder, de l'une de ses phrases qui lui avait valu, à l'époque, de la part de l'un de mes visiteurs, l'appellatif  de "cuistre élevé aux déchets de réthorique des Bains-Douche."

( personnellement je l'apprécie, surtout après la lecture d'un "Roman français" lyrique, touchant de sincérité ... )

" Je ne l'aimais plus, mais je l'aimerai toujours sauf que je ne l'ai pas assez aimée alors que je l'ai toujours aimée sans l'aimer comme il fallait l'aimer. " (F. Beigbéder)

Pour revenir au film dont j'ai extrait ces répliques, on ne saura jamais si l'héroïne a eu son cadeau. Je n'ai regardé que 15 minutes environ, pendant lesquelles j'ai entendu trois fois le mot "fuck" et quatre fois le mot "dick".

Ça m'apprendra à regarder des chick-flicks !

Heureusement, une note chez harfang, un échange de commentaires m'ont ramenée vers un film-poème sur la musique duquel je m'endormais chaque nuit il y a deux ans, un film qui fait subitement entendre la voix sourde du ventre : "Habla con ella". Et où Benigno, infirmier sympa, dévoué, attachant nous livre sa vérité sur la féminité :

 "El cerebro de la mujer es un misterio, y en este estado más.

 ...tener un detalle, de vez en cuando... acariciarlas de pronto.

 Recordar que existen. Que están vivas y que nos importan.

Ésa es la única terapia, se lo digo por experiencia."

Et on peut lui faire confiance vu que Alicia, telle une belle au bois dormant moderne, va finalement se réveiller sous son amour,  sous ses soins, sous ses mots, sous ses pensées de l'au-delà (peut-être... )

 

 

 

 

 

20/03/2011

pas sur la bouche ? mais si, mais si !

Seulement voilà, il faudrait patienter un peu avant que ses lèvres veloutées caressent les tiennes et que tu puisses t'attarder dans la chaleur de son étreinte, alors tu te résignes à te préparer d'autres douceurs pour abreuver ta bouche et ton palais.

Comme d'habitude, tu rends visite à Tifenn, ici :

http://senourrir.wordpress.com/2011/02/20/flan-aux-pommes/

pour piquer quelque recette qui te remette les pendules à l'heure, elle a la passion du bon, c'est du cousu-main, chez elle, de la haute couture, tu lis, et tu te rebiffes, les flans c'est pas ton fort, le plus souvent ça tremblotte de partout , faudrait que tu commences à respecter une recette, bon sang !

Yes ! T'as une excuse, il n'y a pas de maïzena chez toi, mais c'est sans compter sur l'acharnement de la bretonne aux yeux verts qui ne réchigne pas à t'en envoyer. Avec, en prime, du chocolat noir, tu es bluffée, tiens, elle a retenu ce détail de toi ! Et l'émotion te brouille la vue.

En attendant le colis, tu évides et tu épluches tes pommes, en pensant une fois de plus à Mathilde dans "Un long dimanche de fiançailles" qui avait cette attendrissante habitude de mettre en gage le destin de son fiancé  "Si j'arrive au bout de la peau sans la casser, Gordes a trouvé un moyen de sauver Bastoche, et Manech avec."

Tu divises tout par deux, car t'as pas trois petites têtes chez toi, et puis t'as pas envie de lire la désapprobation dans les yeux de ton coach qui te demandera sévèrement lundi d'égrener les abdos sans sourciller et sans minauder.

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La photo que Tifenn t'a envoyée te donne de l'aplomb, de l'élan, tu gamberges, la mer, le sable, vivement les vacances et tu penses que la vie sans amour ne serait qu'une calebasse vide, quel rapport avec le flan ? C'est peut-être le parfum des pommes ou alors la vanille qui attise ton imagination ? Peu importe, t'es plus riche de ce quart d'heure de bonheur, pendant lequel tu t'es éclatée, en battant, en mélangeant, en humant, en pestant, en faisant des va-et-viens entre la cuisine et la chambre, pour lire et relire la recette sur le PC.

Tu enfournes, tu ne fumes pas ta clope car le médecin te l'as interdit, alors tu attends sagement (comme si c'était possible ! ) , tu mets une musique qui te porte et , enfin, trente minutes et une dizaine de chansons plus tard tu ouvres le four et tu regardes le résultat :

 

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Bon, il aurait pu étre plus haut, plus épais, mais c'est doux, parfumé, tu peux même le goûter tiède, mieux c'est... un morceau, deux... et le reste pour demain, tu le partageras avec tes copines parce que le coach.

T'as compris maintenant qu'il faut pas brûler les étapes et que " le succès se bâtit de l'intérieur".

Rien n'arrive par magie. Ou si ?

 

Voilà. J'ai, une fois de plus, essayé de faire du Tifenn's style ! Y'avait comme une promesse : )

13/03/2011

quoi encore ?

 

„Je voudrais tout d’abord vous féliciter pour votre blog et vous dire que celui-ci m’a beaucoup plu. C'est parfois futile, parfois touchant, toujours très bien écrit et bien illustré.”

Voilà ce qui m’écrit une certaine Juliette qui voudrait que je mette un lien vers je sais pas quoi... je le ferai pas d’ailleurs. Je n'aime pas les blogs à l'ouverture desquels s'affichent plein de pages de pub. A moins que ce ne soit pour la bonne cause.

Mais je le lui accorde, ce dernier temps je bascule dans le n’importe quoi, j’ai pris le party du futile avec toutes ces fêtes et le retour du printemps qui me chavirent le coeur en douce.

Alors, Juliette, désolée, ma biquette, je te mets encore une chanson anti „coup de pompe”. Exit la morosité, l’esprit négatif grâce à cette voix séduisante, intense, aux vertus euphorisantes comme le meilleur cacao.

Ca va dans tous les sens...et ça m’a fait du bien de me laisser aller à  la rêverie et à cette  promesse „I’ll be there anytime”.

C'est ainsi l'amour. On est libre à chaque moment de partir. Mais on reste.

Pour toi...

Sinon, je porte un nouveau parfum et j'ai attrapé un nouveau virus vestimentaire. Je vous raconterai !

"God knows how I adore life
When the wind turns on the shores lies another day
I cannot ask for more
When the time bell blows my heart
And I have scored a better day
Well nobody made this war of mine
And the moments that I enjoy
A place of love and mystery
I'll be there anytime
Oh mysteries of love
Where war is no more
I'll be there anytime
When the time bell blows my heart
And I have scored a better day
Well nobody made this war of mine
And the moments that I enjoy
A place of love and mystery
I'll be there anytime
Mysteries of love
Where war is no more
I'll be there anytime"
 

08/03/2011

senza la donna ?

  

Lei parla l'italiano ? Allora, ripeta per favore:

"Che cosa sarebbe l'umanità, signore, senza la donna? Sarebbe scarsa, signore, terribilmente scarsa." (Mark Twain)

P.S.- Aujourd'hui, au bahut, un collègue était mécontent : "C'est la journée de la femme et la plupart ont mis un pantalon. "

Tu parles ! Par - 3 degrés !

 

06/03/2011

andi-amo !

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Encore un mot italien que je vais religieusement ranger dans ma collection, à côté de l'"attraversiamo" offert par Elizabeth Guilbert et que Javier Bardèm et Julia Roberts se disent confiants à la fin du film "Eat, pray, love". L'histoire ne nous dit pas ce qui va arriver aux héros, ou alors dans le deuxième roman que je n'ai pas encore lu. J'espère, pour eux, qu'ils n'auront pas le sort  de Zerlina et du triste Don Giovanni qui a beau l'exhorter "Andiamo, andiamo, mio bene/ A ristora le pene/ D'un innocente amor. "

C'est ce mot qui, dans un moment de sublime révélation, pareil à celui où l'on trouve le nom de notre enfant, s'est imposé comme titre du bouquin au lancement duquel j'ai été invitée ce week-end.

Double bonheur : voir en "vrai" ma journaliste préférée et écouter, en deuxième partie, un groupe folk, musique de mon adolescence rebelle, sauvage où je prenais le train sur un coup de tête pour assister à ces concerts, une sorte de Woodstock des Carpates. On y chantait la liberté sous l'oeil vigilant de la Securitate, les espoirs, les saisons et l'amour.

" Andiamo" est issu d'un grand amour. Des deux écrivaines pour les voyages et pour les hommes qui ont laissé sur elles des empreintes indélébiles. Des événements de la signification desquels on ne se rend, souvent, pas compte qu'après coup. Un concert de Peter Gabriel, l'achat d'une paire de jeans Armani, un sms reçu depuis un Blackberry ou bien la première leçon de conduite...Une route qu'on n'a pas prise , une ombre que l'on fuit ou un fantôme qui nous hante... Tout y est et pour tous. Comme la Joconde sourit à tous ceux qui la regardent et qui la regarderont, ces deux femmes ont pris leur meilleure plume pour nous offrir des bribes d'âme et de pensées jamais éparpillées, jamais gaspillées.

Française dans l'âme comme je me plais parfois à m'appeler, je suis, ce soir-là, retombée en amour de l'italien et de ma langue aussi. Car la sève de leurs mots, et des chansons qui ont suivi, jamais elle ne me nourrirait mieux qu'en roumain. Intraduisibles les sonorités, la nostalgie, l'attente, les illusions chantées par les deux interprètes aux temps argentées, mais aux voix tout aussi envoûtantes qu'il y a vingt-cinq ans...

Attraversi-amo.

Andi-amo.

Amo, amas, amare.

Il neigeait sur ma ville lorsque j'ai quitté la somptueuse salle de l'hôtel et on s'avançait, l'âme en apesanteur, en chantant avec ma copine " În fiecare an aștept să ningă să te pot vedea/ Dacă privești, dacă asculți, dacă mai înțelegi ceva..." Avec, au bout des doigts, un désir irrépressible de dépoussiérer ma vieille guitare et de partager ces moments bercée par la tendresse et la lueur d'un amour accompli.

 

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20/02/2011

hey, oh !

Dès le matin, comme la ville est encore endormie et que la colline baigne dans les premiers rayons de soleil, ouvrir larges les fenêtres et siroter ma première tasse de thé dans mon lit, en regardant un film sous la couette ou en bouquinant... voilà un des petits plaisirs minuscules dominicaux à noter dans mon calepin...

Seulement voilà. Ce matin, à la place de ce tableau normal pour un fin de février, j'ai eu droit à ça :

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J'ai, évidemment, pensé que je pouvais plus sortir ma bagnole, qu'on allait encore patauger et que les bottes prendraient de l'eau, que mes cheveux allaient friser alors que je passe une demi-heure à les lisser, que...enfin, ça bouillonait, ça turbinait...jusqu'à ce que je me reprenne "calme-toi, Dana, calme-toi" (merci E.E.Schmitt ! ) et que je me mette à regretter le bonheur sans limites que j'éprouvais, enfant, et même plus tard, lorsque les premiers flocons se mettaient à tomber. Le monde était transfiguré et j'affectionais particulièrement le moment éphémère de l'absolu virginité de la couche de neige, avant qu'aucun passant ne s'y aventure, avant qu'aucune bagnole ne laisse traîner derrière elle deux lignes parallèles...

Ainsi, le charme était rompu, la vie recommençait, l'horloge se remettait en marche, mais ces courts instants entrouvaient les portes de l'éternité et j'en étais réconfortée.

En voilà un autre plaisir si ce n'est un regret à inscrire dans le calepin : le regard que je portais, enfant, sur le monde qui m'entourait. Tout était possible, toutes les espérances permises.

Et puis, pourquoi ne plus laisser mon esprit s'enflammer ? Pourquoi ne pas lui octroyer le droit de rêver ? En fin de compte, ce monde est  vivant, véritable, pas un décor de Truman Show, la neige, même froide, n'est que passagère et les crocus et les jacinthes  braveront bientôt l'hiver et  prendront leurs dispositions pour une floraison prochaine.

Bon, je vais sortir ma luge, mes décorations de Noël et mettre une musique requinquante, histoire de m'entraîner pour la séance de zumba de demain et de ne plus entendre le connard qui a choisi l'heure de la sieste pour jouer de la clarinette :

" Hé oh, écoutez ce que je dis
J'ai votre ...
Hé oh, écoutez ce que je dis

Plus je vois, moins je sais
Plus j'ai envie de le laisser aller hey oh

Profondément sous la couche d'un autre merveille parfaite
Là où c'est si blanche comme neige
Divisé intérieurement par un monde laissé en suspens
Et il y a nulle part où aller
Entre la couverture d'une autre merveille parfaite
Et elle est si blanche comme neige  "

Seize the day !

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14/02/2011

te iub...

Oui, je sais, je sais, les mots sont galvaudés, l’amour c’est tous les jours, ce n’est même pas une tradition roumaine, mais, franchement, ça vous dérange qu’on vous le dise et redise, allez, ça suffit de jouer les rabats-joie , toute occasion est bonne pour se rappeler que c’est lui l’énergie qui coule de l’un à l’autre, en nous reliant par un cordon ombilical invisible, c’est lui qui «  meut le ciel et les autres étoiles » , laissez-vous à sa puissance conquérante, à ses ébats brûlants, à son lot de miracles, à son alchimie foudroyante.

 

Alors, les gars, c’est vraiment si dur que ça de prononcer ces deux mots ?

A en croire les mecs qui ont réalisé le clip, «  Cele două cuvinte » ( « Les deux mots ») les hommes ne seraient pas « génétiquement structurés » pour les prononcer ! En outre, ils auraient eu, dans l’histoire, des préoccupations sérieuses : chasser, luter, inventer la roue, l’ampoule, la télé, la veste en cuir...  Mais moi je sais qu’ils peuvent surgir n’importe où, quand on s’y attend le moins, au détour d’un sentier côtier ou dans l’alcôve de la nuit.

 Quoi qu’il en soit, dès qu’on les entend, ça nous érafle le coeur et l’éveille de sa torpeur. Ils se lovent au creux du ventre et nous font vivre de plain-pied avec le merveilleux.

Ne nous laissez pas languir comme une Ophélie errante, les cheveux en bataille, chantant, jamais aussi lucide que dans sa folie : "Demain, c’est la Saint-Valentin/Debout dès les premières heures du matin./Et me voici vierge à ta fenêtre,/Pour être ta Valentine."

 

Allez ! Tous ensemble ! Te iu-besc ! 

 

13:35 Publié dans n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : taxi