28.11.2009
Sofia by night
Je me rends compte, en ouvrant le dossier photos, que la plupart sont prises après la tombée de la nuit. Car on a vraiment galéré pendant cette semaine, de 9h. jusqu'à 17h. , avec de courtes pauses cigarette café, immergés dans un milieu francophone où l'on devait souvent marcher sur des oeufs, à cause des histoires de territoires annexés, récupérés, disputés et des blessures qui allaient avec. Ce fut l'occasion pour les slaves d'apprendre que le roumain est une langue romane et pour les Français que ce n'est pas une langue slave. Par contre, si on connaît l'alphabet cyrillique et l'anglais, on est à l'aise presque partout en Bulgarie : magasins, banque, restos.
Même si les héritages socialiste et balcanique restent ancrés dans la société, l'influence occidentale est de plus en plus visible. Et à des prix plus intéressants ; ). Acheter des articles de designers très chers sur le boulevard Vitocha, rue commerciale chic de la capitale et promenade piétonne, semble être la dernière mode. Une seule chose, à mon avis, manque aux Bulgares : le sourire. Le modèle soviétique aurait-il eu plus d'impact sur eux ou c'est tout simplement un peuple de gens sérieux ? Quelle différence par rapport à la ville rose où, à tout bout de champs on t'invite à dîner ou on te demande en mariage. Je souris en me rappelant les mots d'un très cher ami : " ces Occitans, dès que j'ai le dos tourné, ils ont la parole facile " . Mais je me suis rattrapée en blaguant avec mes compatriotes moldaves et en m'envoyant des chansons par bluetooth avec un collègue de l'Albanie .
Les filles, aucune chance de se marier à Sofia donc ! Ca ne rigole pas chez eux.
Ca ne rigole pas chez nous d'ailleurs en ce moment, car on nous annonce une diminution de 15,5 % des salaires et , hélas, pas de pompes en vue pour le mois suivant. C'est pas grave, le père Noël me prépare un billet d'avion et des impressions en notes violettes !
Pour l'instant, je vais faire un tour chez mes favoris, histoire de vous dire bonjour et de me dérider un peu.
Je vous embrasse.
envoyée par celib13015
20:02 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : sofia- the insider's, photos, vidéo
07.09.2009
Roumanie: Terre de Contrastes
Destination méconnue, la Roumanie est encore peu prisée par la grande majorité des touristes européens.
Pourtant, j'imagine que ceux qui ont le cœur de s'y aventurer découvrent, tout comme moi, un pays accueillant dont la beauté reste souvent insoupçonnée.
Et pour l'apprécier pleinement, la meilleure des choses à faire à votre arrivée est d'oublier les clichés et idées reçues véhiculés par les médias occidentaux. Il ne vous reste plus maintenant qu'à vous laisser adopter par cette terre de contrastes alliant tradition et modernité.
Premier aperçu et destination incontournable du pays : Bucarest.
Cette ville se révèle être incroyablement différente d'une rue à l'autre. D'un côté la vue de "l'architecture communiste" aux immeubles décrépis datant de l'ère Ceausescu, imposante, triste et dégradée.
De l'autre, la présence d'un patrimoine culturel éclectique et impressionnant avec ses magnifiques églises, ses musées, ses places chargées d’histoire et bien entendu le centre historique de la capitale (qui bénéficie actuellement d'une importante restauration) et ses vieux quartiers pittoresques à ne surtout pas manquer. Une véritable mosaïque culturelle qui contribue à la richesse de la ville.
Sur les routes roumaines, il n’est pas exeptionnel de croiser des charrettes tirées par des chevaux, celles-ci côtoyant les Dacia, les gros 4x4 et autres berlines de marque allemande omniprésentes qui caractérisent la présence des „nouveaux riches”. En Roumanie, la classe moyenne est manquante mais l'économie du pays connaît une croissance des plus élevées et la vue des nombreux chantiers disséminés sur la totalité de notre parcours soulignent le dynamisme bouillonnant que connaît le pays.
Nous voici arrivés à Rîmnicu Vîlcea, ville pleine de couleurs (comme souvent en Roumanie).
La commune est entourée de collines où il fait bon s’y promener au crépuscule avec comme unique source de lumière la lueur d’une pleine lune éclatante.
Impossible pour un habitant de cette ville de se balader, de flâner gentiment sans s'arrêter à chaque coin de rue pour échanger quelques mots et sourires... Surtout quand il enseigne dans l'un des plus prestigieux lycée de la ville.
L’Olténie posséde quelques petits trésors, notamment une multitude de monastères perchés en haut des montagnes. Quelques heures de marche à travers la forêt vous permettront d’atteindre le monastère de Stănișoara (où les prêtres jadis taillaient leurs cellules dans la paroi rocheuse), véritable havre de paix, repos et tranquilité.
Călimănești et ses eaux thermales aux vertus thérapeutiques valent également le détour. Napoleon III les appréciait et faisait venir de l’eau de cette station jusqu’à Paris !
A une centaine de kilomètres de là vous ne pourrez qu’apprécier la ville de Sibiu, cité médievale au charme inouï (capitale européenne de la culture 2007) si toutefois un déluge tombé du ciel ne viendra pas écourter votre visite.
Vous l’aurez compris, si vous voulez être dépaysés et plonger dans une culture riche, n'hésitez pas, allez en Roumanie. Vous ne serez pas déçus.
Elle regorge de trésors et autres paysages magnifiques dont j'aurai, je l’espère, le privilège d’en découvrir d’autres facettes lors d’un prochain voyage...
J'ai laissé parler lhommequiapportelesommeil, cela nous changera de mon eau de rose habituel le temps que je ravale mes larmes. Au risque de decevoir certains de mes fidèles lecteurs, il n'est pas mon amant, mais un très très cher ami. Cela ne m'empêche de détester ces départs, ces séparations qui, depuis toute jeune, ont marqué mes débuts de septembre, en m'éloignant de ceux que j'aime à 50 km. à l'heure...
22:21 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : rencontres, voyages, roumanie
06.01.2009
Happy NewS Year !
Par quoi commencer? Evidemment par un grand merci pour tous vos commentaires, textos, mails, cybercartes et dromacartes : ) qui ont fait scintiller mon être d'une couche flambant neuve d'amitié et de tendresse.
Les nouvelles sont bonnes dans la mesure où :
- j'ai encore rencontré des gens resplendissants de beauté et de lumière
- je suis en bonne santé, heureuse, en équilibre
C'est normal, vu que Jupiter, "le grand bénéfique" est entré hier sous le signe du Verseau. Le mien !
- il y a quelques jours un Monsieur sympa m'a appellée " Mademoiselle" (c'est vrai qu'il y avait une lumière tamisée dans la pièce)
- je n'ai pas grossi, malgré la montagne de friandises que j'ai savourées
- les seuls deux mots qui, en ce début d'année, ont amené les gens sur mon blog sont "perce-neige" et "bachert". Moitié, moitié.
Qui peut rechercher avec tant d'assiduité le printemps au coeur d'un hiver si rude ? Des rêveurs peut-être.
Quant au Bachert...Peut-on y voir un bon signe ? Non, je reformule. J'y vois un bon signe.
Il m'a déjà effleuré il y a quelques mois. Comme il y a quelques années. Une fois de plus je l'ai laissé s'en aller. Par coquetterie. Comme une rose froide et vaniteuse.
Sans le savoir, il m'a donné les moyens d'être forte. Désormais, plus personne ne mettra Dana au pied du mur.
Bien sûr que, malgré toutes ces futilités dont je vous fais témoins, je ne suis pas indifférente.
Ni à la crise financière. Ni à celle du gaz qui a frappé fort mon pays ce matin. Ni à la guerre absurde.
Mais je ne suis pas le roi Solomon, hélas.
Juste une reine du pied des Carpates , sans fève et sans couronne, qui ordonne avec succès et sagesse aux espoirs d'affluer et aux rêves d'éclore.
Il neige.
Et je suis ravie de cette capacité que possède encore mon coeur de se gonfler de bonheur parce qu'avec une couche épaisse de blancheur le monde change subitement d'apparence.
Même pas froid...
12:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : blog, amitié, vacances, vidéo, nina simone
17.12.2008
Bien à vous...
Je vais encore m'absenter un certain temps. Non que je fusse trop présente dernièrement...Mais j'ai eu à affronter certains coups de la vie. Et puis, autant j'aime crier ma joie sur les toits, autant je préfère me recroqueviller dans un noeud de silence lorsque le chagrin est trop envahissant. "Même pas peur " de vous faire fuir, mes silences vous, amis fidèles, vous savez les entendre et les comprendre.
Heureusement, les vacances sont là. Le rituel est classique. Cadeaux, bagages, beauty days, babioles et odeur de sapin. Plus un déliciux avant-goût du bel far niente, des bras prêts à m'accueillir et à me choyer.
Je vais attacher mes ailes, me ressourcer ailleurs et cultiver un jardin d'oubli.
Histoire de vous revenir le coeur léger, l'âme remplie de lumière, les yeux pétillants de bonheur.
Je serai loin du monde des octets, alors je vous souhaite, dès maintenant, pour l'année à venir, une santé sans faille et des amours traversés par un courant d'éternité et d'infini.
A bientôt, and don't forget, I'll be back !
21:39 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : voyage, fêtes, noël, love actually
02.08.2007
Made In Roumanie
Je reviens de mes vacances , mais juste pour mieux repartir.
C'est bon de sentir votre présence. Qu'est- ce qui vous emmène ? Ou qui?
Les stats en disent quelque chose: " baiser" , " deux mains" , " mariage " , " union", " oeuf".
Quoi de plus beau? Merci Maître.
Ma fille est là. Elle rentre d'une école d'été . Elle y est allée représenter la France ! En Slovénie !
Depuis une semaine elle n'arrête de m'éduquer à l'écologie ; )
D'ailleurs je lui laisse la parole, le temps de défaire mes valises ( comme d'habitude, j'ai emporté deux fois plus qu'il ne le fallait ! )
" Oh miss...
Yes please?
And where do you come from?
Well... I guess... I guess I come from France.
But your name sounds so much more Eastern.
Oh...Exactly... I...
I am
originary
from
Romania.
I guess that sometimes I can get really confused about who or what I am. It is the natural innevitable path of any "immigrant", I have chosen my burden freely and I don't mind carrying it. But I am the only representant of FRANCE at a International Environmental School, I was granted an important FRENCH scholarship who permits me to share ideas and develop a sustainable conscience regarding resources' management on FRENCH's territory. So how much of a Romanian does that make of me? Did I claim to be french as a form of the respect I have for their support? Do I necessarly have to fit a pattern? "
Raphael - Schengen
22:13 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : identité, blog, francophonie, vidéo, Raphael
10.05.2007
Au pays des Daces
" Ce pays situé entre les bouches du Danube, triangle dont j'ai parcouru au moins deux côtés, compte parmi les régions les plus surprenantes du monde, du moins pour nous, hommes nés sur les rivages de la Mer Intérieure, habitués aux paysages purs et secs du sud, aux collines et aux péninsules... Mon émerveillement ne cessait pas en présence du miracle des fleuves : cette vaste terre n'était pour eux qu' une pente et qu' un lit.
Nos rivières sont brèves; on ne s'y sent jamais loin des sources. Mais l'énorme coulée qui s'achevait ici en confus estuaires charriait les boues d'un continent inconnu...
Le soir de mon arrivée au camp, le Danube était une immense route de glace rouge, puis de glace bleue, sillonnée par le travail intérieur des courants de traces aussi profondes que celles des chars. Nous nous protégions du froid par des fourrures... Aux choses les plus banales, les plus molles, le gel donnait une transparence en même temps qu' une dureté céleste. Tout roseau brisé devenait une flûte de cristal. "
( Marguerite Yourcenar - Mémoires d' Hadrien )
TUDOR GHEORGHE- Pe marginea Dunarii
( Le long du Danube)
" L' heure du dîner approchant , elles se démenaient comme dans une popote de petite caserne. En plusieurs grosses marmites , accrochées à des crémalières de fortune, bouillait la mamaliga qui répendait un arôme de farine de maïs et d'où le terciu sautait en gouttes brûlantes sur les pieds des cuisinières. Dans d'autres marmites, on préparait la ciorba de brochet aux oignons, persil, fenouil et livêche , tandis que, exposées aux tas de braises vives, des carpes de dix kilos, saupoudrées de poivre rouge, se débattaient encore dans leurs protzapes. Une dizaine de canards et d'oies sauvages farcis d' ail, d' oignon et de lard fumé, grillaient aussi. Et à tel point était apetissante la fumée dont ce charnier emplissait les environs, que les loups eux- mêmes hurlaient d' envie.
Mais il falait de la boisson pour cette mangeaille sur laquelle soixante bouches allaient s 'abattre. Eh bien il y en avait, et comment !
Enfoui sous une meule de lêche humide qui le tenait au frai, un fût de cent vadras d' un vin qui défonçait le palais, ressemblait à une chapelle divine, toute frissonnante de mystère, alors qu' à côté de cette chapelle, et bizarrement pareil à un tabernacle, un autre fût de vingt vadras renfermait le Saint Esprit d'une sainte tzuica qui eût réveillé les morts même s' il y en avait eu par là !
( Panait Istrati- Oncle Anghel)
Bouillabaisse
19:37 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : vidéo, voyages, Yourcenar, Tudor Gheorghe, Panait Istrati, Dunare, Danube
04.05.2007
La Roumanie. Tout simplement
Un peu de Roumanie.
Un accès de fierté " nationale " ...
Un monde sans la Roumanie?
21:42 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : vidéo, Roumanie, voyages