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25/01/2013

on n'en fait qu'à sa fête !

Bon anniversaire, mes amis, les Verseaux ! 


(Laurette, je t'ai piqué la photo, merci ! )

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02/01/2013

soyez treize heureux

Chers vous tous,

 

merci pour vos passages et vos voeux. Loin d'ici, présente ailleurs, je vous embrasse et vous offre ce poème de Jacques Brel pour vous accompagner en ce début d'année et tout au long. Et, comme on dit dans le monde des vins et des spiritueux, : "Faites sauter la bonde ! " , lâchez-vous, laissez-vous vivre, éclatez-vous , prenez du champ, voyez du large, donnez-vous les moyens de vos ambitions et de vos rêves et, malgré le peu d'allant des réalités actuelles, essayez de fabriquer la magie autrement, ailleurs. 

A bientôt. 

 

25/11/2012

princess or not princess ?

Je viens de regarder "Rebelle" (tu parles, un titre si alléchant ! ). Avec des lunettes 3 D en plus. Et en proie à deux questions existentielles : suis-je une princesse ? suis-je une bonne mère ? 

J'ai compris d'emblée, en écoutant les injonctions de la reine Elinor,  que je n'étais décidément pas une princesse, malgré mes beaux yeux bleus. C'est vrai, je suis compatissante et patiente. Je ne manque pas à mes devoirs et à mes responsabilités. Je mange proprement et je ne traîne pas au lit (sauf lorsque...)

Mais...il m'arrive de lever la voix, de donner de la voix plutôt, car, comme Merida, je me rebelle contre tout ce qui entrave ma liberté d'esprit et d'action, contre une vie planifiée pas par pas, moment par moment, je préfère la laisser me surprendre et m'envoûter. Je fais des gribouillages, je ne rate aucune occasion de m'esclaffer, de me tordre de rire, et je croque les pommes à pleines dents. Je porte même des armes, si l'on compte mon petit Opinel et mon bouclier en matière fine, transparente, que j'enfile désormais à chaque sortie, hystoire de me protéger contre l'hypocrisie, les cachotteries, les coups fourrés. Je trimballe même des mots dans mon sac, des mots utiles si une mise au point s'impose. Léo Ferré ne nous a-t-il pas appris que "les armes et les mots c'est pareil, ça tue pareil" ? 

Car, "princess or not princess, the important thing is to learn to fight" et la vie ne se prive guère de nous provoquer à des combats. On lutte pour. On lutte contre. On lutte avec. On s'épuise. On vacille. On grandit. On comprend. On renonce même, hélas, quand on se sent trop faible pour persévérer. 

Bon, si on comprend vite qu'on n'est pas des princes et des princesses, je crois que la plupart des adultes présents se demandaient durant les 90 minutes de film s'ils étaient au moins de bons parents. 

Parfois on a cette tendance de tout superviser, chaque minute, chaque seconde de la vie de notre enfant. De lui imposer des règles, d'être très stricts, têtus, hyperprotecteurs. Par amour on dit, et "pour son bien".  Parfois , au contraire, on laisse l'enfant n'en faire qu'à sa tête, on est trop permissifs et des dérapages peuvent surgir. Ou bien on est tout simplement absents, en laissant l'autre, l'école, l'internet et l'entourage jouer le rôle de formateurs. 

Cool ou uncool ? 

Quelles erreurs éviter afin de ne pas être, un jour, tenus pour responsables des échecs de nos enfants ? Afin de ne pas nous retrouver confrontés à des regrets aussi tardifs qu'inopérants : "j'aurais dû..." , "j'aurais pu..." ? Afin d'éviter une fracture irrémédiable dans notre relation et qui les pousse à la rebellion, voire à l'éloignement et au silence ? 

On les oblige à finir leur assiette, ensuite on les emmène chez le nutritionniste. On leur coupe la parole et les ailes, on les domine, on les castre  pour, par la suite, les inciter à ne plus être si timides, si en retrait. On les frappe et on crie sur eux, et on s'étonne innocemment s'ils deviennent des adultes violents. On dépense sur n'importe quoi et on leur reproche de laisser l'argent leur filer entre les doigts. On ment à son partenaire, on papillonne et on reprend son gosse pour le moindre mensonge. 

J'ai connu, par mon métier, des milliers de parents. Parfois, au bout des forces et des moyens, ils s'en remettent aux profs principaux et aux psychologues. Evidemment ceux qui ne prennent pas les profs pour des incompétents, des cons, ceux qui ne raisonnent par par l'enfant roi à qui tout et permis et qui n'est jamais dans son tort. 

J'ai accompagné aussi, un bout de chemin, des jeunes imperméables à tout : pleurs, menaces, punitions, conseils, soutien. Des jeunes qui, comme la princesse Merida,   comblaient leurs parents de reproches :

" Vous n'êtes jamais là pour moi. Vous passez votre temps à me dire ce que je dois faire, ce que je ne dois pas faire en essayant de me transformer en ce que vous êtes. " 

 Il n'y a pas de meilleure joie "professionnelle" que celle ressentie lorsque, des années plus tard, je les recroise, épanouis, bien dans leur peau et dans leur tête. Parents à leur tour, ils ont compris la responsabilité et la galère que cela leur incombe.

Et moi dans tout cela ? Mère très jeune, j'ai été un peu prise au dépourvu par ce cadeau de la vie. Alors j'ai mélangé force et sagesse, vérité et désir, dévouement et égoïsme, respect et orgueil, tolérance et autorité. 

Trop d'autorité peut-être parfois. Mais j'étais sous un mauvais sort ! 


P.S.- Puisque vous êtes mes amis, je vous livre aussi la formule magique qui, apparemment, a la vertu de refaire les liens brisés :

"Fate can be changed

Look inside

Mend the bond

Torn by pride"




18/11/2012

de fil en aiguille

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Chers vous tous,

Il y a si longtemps !

Par paresse, par lâcheté, par renoncement, par lassitude, par manque d'envie ?

Pourquoi ? Je ne le sais pas très bien moi-même; ou si, mais je préfère le taire. 

Car, comme disait mon cher F.Dard, "depuis le temps que l'on se pratique, on a fini par bien se connaître,

l'univers on se l'est enfin mis au point, et on a une façon bien à nous, maintenant, de se parler et de se comprendre".

Mais ce qui est le plus important, c'est la constance avec laquelle certains de vous m'écriviez, me faisiez signe pour me dire que vous étiez plus forts que mes sileces, que mon éloignement de cet espace n'affectait pas la tendresse que vous gardez pour moi, que vous ne vous résigniez pas à m'oublier, certes, FB a facilité aussi une autre forme de contact, moins élaboré, mais pas moins vrai pour autant. 

Admirables amis ! Par cette force, par cette patiente obstination, cette inépuisable indulgence qui presque toujours me fait défaut. J'ai l'air d'une égoïste par rapport à toutes ces marques où j'ai puisé un grand réconfort, engourdie comme je l'étais dans une douce torpeur. Moi qui redoute l'isolement, l'incommunication ! J'ai la trouille de sombrer dans l'abîme de mes propres pensées au point de ne plus ressentir le besoin de les partager

Il est vrai que les blogs déclinent. Du moins, c'est mon ressenti. Certains de vous ont changé de maison, de ville, de vie. Ont abandonné leur blog pour ressurgir ailleurs. Quand un blogueur se tait, je préfère l'imaginer heureux, épanoui. J'avoue, dans cet espace dit virtuel, c'est, paradoxalement, l'assiduité qui m'effraie, pas le silence. Surtout si  je le devine comblé. 

Moi-même, quand j'aurai fini cette note, je n'aurai rien dit ou si peu. Il n'importe. Les mots, de nouveau, auront des ailes de "mon écorce à votre coeur". 



04/07/2012

en mode vacances


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Chers amis,

je suis de nouveau sur les quatre chemins. Je vais peut-être m'absenter indéfiniment car, comme disait Erik Orsenna, "quand on a de longues vacances, pourquoi ne pas les passer dans un paradis terrestre".

Je vous laisse en compagnie de ma voix, de mon drôle d'accent et de mes "r" roulés  (je sais pas si vous allez pouvoir ouvrir le fichier) et de mes pensées pour un été serein et ensoleillé.

Bien à vous.

18:09 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : erik orsenna, vacances

04/06/2012

d'amour et de pleine lune

Je m'appelle Dana et ça fait six mois que je n'ai pas touché aux frites, aux pâtes et au vin. Je ne bois pas de boissons acidulées, je ne mange jamais de cheeseburgers, j'ai renoncé au cassoulet, aux patates, aux carottes,  aux gâteaux et au pain (pour l'instant). Dans mon frigo, vous ne trouverez que des confitures et des compotes bio, sans sucre, car je déteste les édulcorants.

Voilà le discours que je pourrais fièrement tenir devant un club des obsédés de la ligne, comme moi. Et ils auraient beau me conseiller des Dukan, des Atkinson, des Oshawa, j'ai quasiment tout essayé et j'ai décidé de m'inventer mon propre style où seul le son d'avoine sera admis car je suis persuadée de son efficacité.

Mais récemment, j'ai découvert que le meilleur régime c'est d'essayer de bouffer à l'école, avec les collègues.  Quoi que je mette dans mon petit récipient, ils vont vite fait trouver une raison pour te dissuader d'y goûter. Ainsi, les laitages 0%, c'est plus d'amidon que de substance active, les olives, ah, ma chère, elles sont traitées à je ne sais quel acide et il faut surtout pas cuisiner avec de l'huile d'olives, c'est toxique ! Le jus , ah, tu le prépares toi-même, quelle galère que de nettoyer le robot après, mais bon, tu as le temps, toi ! Ha, du chocolat noir, ne me dis pas que tu apprécies, tu sais bien que c'est pour les snob, ça ! 85% cacao en plus, j'ai la bouche amère rien que d'y penser. Fais gaffe, ne bois pas trop de thé vert , il paraît que c'est pire que le café. Dis-donc, tu crois vraiment que ta viande de dinde est bio ? Tu parles, avec les pluies acides et le sol et tout, j'y crois pas, moi. Et ce tofu, tu es naïve de croire qu'il n'a pas été génétiquement modifié. Tu manges des crevettes ? Beurk, à chaque fois que j'en vois, je pense à Alien ! 

Et ainsi de suite. Ne sont-ils pas adorables, mes collègues ? Ils se soucient tellement de ma santé  que j'ai renoncé à apporter ma pitance au bahut. Je jeûne donc , en les regardant se gaver de bretzels ou de croissants au chocolat. 

J'ose même plus boire de l'eau, car, selon les dernières recherches, le mythe des deux litres de liquides par jour s'est effondré aussi. Je tremble d'envie, la main sur la poignée du frigo, ma volonté chêtive est mise à rude épreuve, mais je résiste, je tiens bon, car grâce aux conseils bienveillants, je sais à présent que tout est toxique. Alors il ne me reste qu'à me nourrir d'amour et de ballades sous clair de lune ( si, si, il paraît que par jenesaisquel mécanisme étrange, les liquides avalées religieusement dans  journées consécutives à des nuits de pleine lune, nettoient tout, réparent tout et livrent au réveil un corps sain et svelte : ) ) 

 

Et vous, comment faites-vous pour garder votre ligne d'enfer ? 

 

29/04/2012

work in progress

 

depuis le temps, mes visiteurs doivent en avoir marre de tomber sur la même image, sur la même chanson, au fait, je n'appartiens à aucune des catégories recensées par G.Brassens, je suis tout simplement un cas désespéré; et dire que je me croyais capable d'une fidélité bloguesque à toute épreuve...mon pantalon saumon avec sa ceinture dorée frôlerait-il le bling-bling ? et à quoi le marier ? le haut blanc ou le gris perle ? et si je mettais cette robe évanescente dont le bas balance au rythme de mes pas ? j'aurais l'impression de porter du bonheur, tout aussi léger, tout aussi fugitif

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Qu'écrire donc ? répondre au tag de Lancelot ? après, faut que j'entame d'abord un peu de sérénité, recenser une fois de plus les stats ? fastoche, c'est toujours le bachert qui l'emporte, talonné par le perce-neige, même si l'air embaume le lilas, j'ai cru même sentir les acacias, j'ai jamais vu des châtaigniers en fleurs en ce moment de l'année, tout fout le camp, même la vieille sagesse populaire, j'aurais pas dû enfiler le petit pull noir hier, il est trop impregné de souvenirs et du sel de la Bretagne, faut éviter de secouer la boule de neige sinon c'est rudement difficile l'attente, et cette nostalgie qui me chatouille le coeur, allez, je vais écrire ce fichu rapport, ça me changera les idées, et puis vérifier les devoirs des stagiaires, merde, y en a qui ont encore posté sous docx, pire que les potaches, vivement que ce stage finisse, je m'ennuie de soigner ma forme et de retourner à une frugalité salvatrice, une fashion thérapie serait aussi de mise

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vite, la télécommande, quel faux-cul ce nouveau premier-ministre, il surfe sur l'essentiel, c'est ecoeurant ce brouhaha qui entoure la chute du gouvernement, tu parles des réformes et d'austérité, je ne voudrais pas croiser DSK, "on est lâche, hein ? et même pleinement déguelasse" (F.Dard), il était délicieux ce tiramisu, non, je ne vais pas culpabiliser, on dirait qu'ils y ont  glissé des bulles de félicité, t'as vu, j'ai pas grignoté la tuile, dis donc, 31 degrés demain, j'ai hâte de sentir le vent du large, je mets du vernis rouge ou bien mauve ? est-ce qu'elle va aimer le cadeau, j'adore notre complicité fructueuse, dommage que je n'y puisse rien contre ses fêlures d'âme, mais je me délecte de sa façon d'envisager des choses de la vie,  je vais changer de musique, celle-ci me fiche le blues

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mon PC rame, la vie sait parfaitement pointer ses agréments, un théâtre à ciel ouvert quoi, j'espère que la nuit ne va pas encore me faire son coup de pleine lune

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play ? 




 

20:30 Publié dans humeurs | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : feist

08/03/2012

la piel que habito ?

Et vous, mes chères ? 

emmerdant's

emmerdeus's

ou bien emmerderesses  ? 


Parce qu'il paraît qu'aujourd'hui on a le droit. D'offrir et de recevoir. De demander. D'exiger. De refuser. 

De partir. De rester. De crier. De guérir.De prendre l'air. De renaître ailleurs. De réaliser. De produire. D'imaginer. De choisir. De renoncer. D'aimer. D'être aimée. 

Et demain ? Pareil : ) 


04/03/2012

moments of being

Un jour, j'avais 20 ans, j'ai perdu toutes mes photos lors d'un déménagement. Si j'ai pu récupérer par la suite des photos de l'enfance dans ma famille, celles de ma vie estudiantine se sont à jamais égarées. Du moins, c'est ce que je pensais jusqu'il y a quelques semaines. J'ai souffert oui, à l'époque, car un grand pan de ma vie, de ma jeunesse insouciante et rêveuse avait soudainement pris la griseur d'un ciel d'éclipse en me plongeant dans une apnée temporelle d'un quart de siècle. 

Et puis, récemment, une copine d'avant, une copine du fond de l'âme, comme j'aime les nommer avec un terme emprunté à F.Dard, m'a fait signe. Sur ce FB tellement décrié par ceux qui pensent que ce n'est que la vitrine d'un vide et d'une solitude. Pour moi, c'est, en ce moment, la réunion de classe et le pot d'amitié. 

Car, grâce à ces échanges, j'ai récupéré non seulement des photos, mais aussi, et surtout, des bouts de moi qui étaient ensevelis dans le dédale de la mémoire. Je me suis rendu compte que, pendant tout ce temps où l'on s'était perdues de vue, j'étais néanmoins présente dans leurs conversations, dans leurs pensées. J'avais continué d'exister, oui, discrètement, bien que je fusse, moi-même, égoïstement, trop tire-bouchonnée autour de ma vie récente. 

Peu à peu, au gré de nos échanges, elles m'ont rendu, avec mon surnom d'autrefois, "Dani",  cette mémoire confisquée, ont fait exploser la carapace d'oubli tout en me délivrant à quelques surnois prédateurs de la joie de vivre qui rôdent parfois autour. 

Tels des éboulis emportés par une tempête subite, des souvenirs s'accumulaient, fusaient, en me mettant au diapason de leur humeur, en me ramenant vers cette époque où je n'étais guère radine de sourires, de confiance, où la colère et l'aigreur m'étaient quasiment inconnues.

"Tu te souviens ? Il faisait -22 degrés et tu es arrivée au foyer la tête nue ? " , "tu te souviens le pot de crème de marrons qu'on s'est partagé avec un seul cuiller ? " (il aurait fallu vivre au temps du communisme et de la disette  pour comprendre le soupir d'aise de L. lorsqu'il a lâché, les yeux clos "hmm, orgasme " ), " tu te souviens, de temps en temps tu m'offrais une manucure, et puis on allait flâner au Cismigiu, avant de rejoindre la chorale", " " je me souviens ta mousseuse chevelure blond cendré et tes yeux bleu glacier, tu ressemblais à B.Fossey, et puis le sourire et une certaine innocence, un je ne sais quoi dans le regard", " je me rappelle ta générosité légendaire, -celle du Verseau, grand humaniste !- qui m'époustoufflait du temps de nos études...", " tu te souviens, on a volé des roses, tu m'as prêté une robe..."

 Je ne me souvenais pas grand-chose, j'avoue. Ma copine M. possède, manifestement, une mémoire en granit-alors que la mienne est plutôt défaillante- et elle a plus d'une corde à son talent de conteuse. Mais je me souvenais, en revanche,  des yeux noisette à reflets mordorés , des yeux verts ou des yeux de jais, des chevelures flamboyantes, des démarches fières et allègres ou bien d'une présence éthérée, délicate, comme venue d'un autre siècle. 

Des parcelles de sensations, des éclats de mots, des frôlements, des échos cachés en nous comme une feuille séchée dans les pages d'un dictionnaire, feu de broutilles que le vent inextricable de l'amitié vient de ranimer. Je leur dois le goût de la flânerie, du rêve insensé, de l'enthousiasme, de la lecture, un petit faible pour le latin et une adoration sans faille pour l'univers féminin. Folie y comprise ! 

Mais je leur dois aussi de garder cette générosité dont elles m'affublent, et, de temps en temps, un coup de fou rire. Car des copines de cette trempe, ma foi, il faut être à la hauteur ! 



14/02/2012

romantique un jour, romantique toujours

 

Parfois, la maisonduboutdumonde n'était éclairée que par les lueurs du feu qui crépitait dans la cheminée et par quelques bougies. Alors, avant d'aller au lit, il soufflait dessus et je trouvais cela très romantique. Comme romantique me semble de rouler des centaines de kilomètres, la musique en sourdine et un océan frémissant au bout du chemin. D'entendre le vent hurler dans la nuit, alors que des bras d'amour te caressent et te protègent, histoire de balayer la peur. De le regarder touiller des crêpes ou préparer un gâteau aux framboises. De se balader le soir sous un clair de lune touchant l'imagination et favorisant le rêve. D'arpenter la lande enlacés dans une pulsation commune.

Qu'il te tienne la main durant un film.

Qu'il sorte le beurre pour tes tartines et le lait pour ton café.

Qu'il te regarde au fond de l'âme et qu'il te dise.

Que l'on vieillisse ensemble et, par une énorme faveur du destin, que l'on parte ensemble.

Le romantisme, l'intimité se bâtissent de l'intérieur. Avec ardeur, avec curiosité, avec enthousiasme, on cultive au jour le jour, comme dans une officine d'alchimiste,  le merveilleux. Et l'amour. Pour un homme, pour une femme. Comme lui :

'' Je n’ai rien de particulier. Je suis un homme ordinaire avec des pensées ordinaires et une vie ordinaire. Aucun monument ne m’est dédié et mon nom sera vite oublié. Mais d’un certain coté, j’ai aussi bien réussi que n’importe qui ''
'' J’ai aimé un être de tout mon cœur et de toute mon âme et pour moi, c’est plus que suffisant. ''  (N'oublie jamais/ The Notebook)

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