15.05.2008

Y a une fille...

Les jours ne se succèdent plus. Ils se chevauchent, ils dansent et m'entraînent dans leur torbillon.

Je change sans cesse de rôle et ça devient fatigant. Tantôt prof, tantôt inspecteur, tantôt étudiant attardé. 

Trop peu de temps pour moi, pour mes lectures et mes musiques, pour vous.

J'ai même oublié de vous dire qu'il y a une fille, la première de mes amies virtuelles qui s'est aventurée à me rendre visite.

Ses origines, les témoignages des collègues, des voisins sur ce pays l'ont amenée ici.

Pendant quatre jours elle s'est délectée aux saveurs des plats préparés par ma mère.

Elle a respiré l'odeur du printemps roumain et a goûté à l'eau des sources au creux de la main.

En partant, elle aurait aimé emporter un parterre de tulipes, une vieille maison paysanne et la chaleur des gens.

Il paraît que l'Est, la Roumanie laissent des traces indélébiles.

Sur le seuil de la porte, elle m'a prise dans ses bras pour me dire :

" Tu es un ange ! "

Mais ce n'est plus un secret pour personne !

                     : )

 

30.04.2008

Vous autres

" Les autres nous sauvent. Oui, ils nous déprennent de nous-mêmes, ils nous égaient et nous apaisent, les autres nous sont un paradis de diversité et nous découvrons en eux les faces de nous-mêmes qui ne chanteraient pas si nous demeurions seuls. Nous observons en eux les dédales du cours des choses, nous vivons par l'amitié ce que nous ne vivons pas dans l'expérience qui nous est impartie. "

Les autres nous donnent des ailes. Nous vivifient.

Alors, je vous dis, sans dorures, sans fioritures : vous êtes mes autres.

Votre affection virtuelle ne se brisera point sur le réel. Je le sais.

 Elle saura accepter les doutes, les secrets, les révélations, les silences.

Vous me manquiez.

Et c'était doux.

IRIS & FELICIA FILIP - BABY

 

 

 

25.02.2008

Ne(re)viens Pas

 Une chanson que j'ai découverte chez Brigitte.

C'est vrai que je ne kiffe pas trop Rock Voisine , mais c'est juste pour dire

ne viens pas

pour me prodiguer des caresses menteuses

tout en me murmurant des mots somptueusement parés, des promesses fallacieuses

ne viens pas

si tu n'aimes pas le parfum  de ma peau, le goût de mes lèvres, le son de ma voix

et surtout si tu ne t'aimes pas toi à travers moi

ne viens pas

pour m'apporter les démons du passé et ton regard absent

ta solitude, tes silences pesants, tes vides envahissants

ne viens pas

pour lacérer mon âme et marcher sur mes rêves

et m'endormir en me parlant d'elles

ne viens pas

si c'est pour me manipuler, pour essayer de me changer

car je ne sais pas usurper des facettes pour plaire et poignarder

ne viens pas

si tu n'es plus  mon ami,  mon confident

et que tu n'aies pas suffisamment des réserves pour nous et pour notre destin

ne viens pas

si tu trouves que mon amour est trop exigeant

ne viens pas. tout court. tout simplement

 

04.02.2008

Buna ziua

Pas mal la prononciation du Président Sarkozy lorsqu'il a salué la garde d'honneur.

Il nous a rendu visite aujourd'hui pour un contrat de partenariat.

Un passage éclair, une complicité parfaite et pas du tout étonnante entre lui et le nôtre.

La même énergie débordante, la même attitude détendue,

le même silence lorsqu'on leur pose des questions incommodes.

Seule différence : M. Sarkozy a demandé un PIEDESTAL pour s'adresser aux parlementaires.

Malgré les talons, il ne se sentait pas à la hauteur ?

Un discours rassurant, car il nous a déclaré que la France était  " une amie fidèle de la Roumanie, qu'elle ne trahira jamais . "

En d'autres mots, La France et la Roumanie " c'est du sérieux " ; )

Bon, je vous laisse, j'ai trois examens cette semaine et ça aussi c'est du sérieux.


LOUISE ATTAQUE

 

29.01.2008

Un jour

Un jour, le coeur repu de mensonges et de leurres
Se referme et se tait, navré de vide et de froideur.
Triste histoire deçue dont la dorure s’était craquelée
Souvenir amer d’un rêve d’amour  effondré.

 

31.12.2007

Je voudrais...


Mes chers amis virtuels ,  je viens vous souhaiter, avec un peu de retard,  une année merveileuse et sereine. J'ai une excuse: il fallait trouver un texte à la hauteur de votre gentillesse et de votre talent. Je vous l'offre accompagné d'un paquet de tendresse et d'amitié avec un joli noeud.

Merci à tous qui ont eu une pensée pour moi et dont la présence invisible et douce m'accompagne où que je sois.



Je voudrais une année de rareté.
Je veux dire une année
où l'accumulation des marchandises absurdes,
l'empilement des idées trop simples,
l'épandage rampant et gluant des interdits mystico-policiers,
l'abattage des faibles et des isolés, se raréfie chaque jour un peu plus.
Une année où la vidéosurveillance de notre intimité
s'évanouisse dans le néant qui habite ses adorateurs.
Une année où on cesse de battre monnaie sur nos corps
et sur le souffle des mourants.
Je voudrais une année de chômage pour la télévision,
cette implacable police de la pensée.
Je veux dire que je voudrais une année
où les humains parlent aux humains.
Je veux vous parler sans savoir auparavant d'où vous venez.
Je veux que vous me l'appreniez vous-même.
Vous et moi, nous ne sommes pas des parts de marché,
mais des esprits et des corps tremblants de vie.
Que tous le sachent.
Je voudrais une année de feu et de lumière,
où il fasse chaud vivre le même monde que vous,
et que cette chaleur fasse fondre ces cœurs gelés,
et que cette lumière venue de la rencontre des humains
éclaire l'obscurité jusqu'à l'horizon.
Je voudrais une année où la peur de l'autre
et la haine de l'étranger,
ces deux faces du même monstre,
se racornissent, se calcinent à notre flamme.
Je voudrais une année
dont notre mémoire puisse avoir soif tranquille.
Cette année encore, je vous parle.
Parlons-nous,
dépouillés des oripeaux du pouvoir et de la méfiance,
heureux, dans la nudité des sentiments.

Michel THION (Lettre de voeux envoyée en 2006 par l'auteur, à ses amis et connaissances)

11.12.2007

Lille

Je viens d'apprendre qu'à Lille, quand arrive l'hiver, l'air sent les marrons à 2 euros le cornet  et la guimave fondue.

Et dès que l'on installe le marché de Noël et que l'on entend des noëls ( en anglais ! ), les gens s'accrochent, font des pirouettes, bougent dans un rythme hallucinant.

Alors toi, si tu veux être de " quelque part " , tu dois arrêter de te soucier de tes bottines en cuir et de tes diodes .

Il pleut, il gronde ? On s' en fout.

Ferme ton parapluie pour une fois !

Histoire d'opposer au  mauvais temps ton sourire craquant !

: )

Moby- It's raining again

12.09.2007

Moi, je vous dis Vous

J'avoue que j'ai été touchée par le passage et les mots de mes lecteurs fidèles.

Surtout que le français n'est pas ma langue identitaire.  Mais c'est décidément la langue de mon coeur.

Cela m'a fait réfléchir, une fois de plus, au besoin de partager qui nous pousse l'un vers l'autre.

Peu à peu on dégraffe son âme, on enlève son armure, on se présente avec ses faiblesses, ses doutes, ses ressentis, ses émois sans la moindre peur d'être blessé.

On se laisse entraîner par  le besoin de se livrer avec la sûreté avec laquelle on plonge dans un sommeil bienfaiteur.

Cette présence d'autrui nous incite à rester agiles, vivants, à transformer en mots et lumière les  pensées, les veillées.

Car un blog n'est autre chose qu'un lien entre " toi" et " moi " , un pont sur lequel l'idée et le sentiment se donnent rendez- vous et se promènent gracieusement.

Je vous offre la poésie suivante dont j'ignore l'auteur et une chanson de Rosie Thomas qu'on m'a fait découvrir très récemment.

Je caresse les mots comme on caresse l'âme
D'une langue à venir
Mots jadis abîmés, aujourd'hui pleins de vie
Demain, qui sait, porteurs de ce qui fut non-dit
Je caresse les mots comme on caresse l'âme
D'une langue à venir
Mots libres de se plaindre, d'évoquer des sourires
Mots furtifs et déjà brûlants de tous les délires
Je caresse les maux comme on caresse l'âme
D'une langue qui soupire
Verbe vierge encore d'une syntaxe habile
Où la phrase indispose avant que d'être lue
Je caresse les mots d'un trésor à venir
Comme on caresse l'âme aux lèvres d'un sourire
Le silence se tait
Les coeurs ont tant à dire

Rosie Thomas- from the album " These friends of mine"